Iode

Description

L’iode est indispensable pour le corps humain, car il fait partie intégrante des hormones thyroïdiennes que sont la thyroxine (T4) et la triiodothyronine (T3). Un apport insuffisant en iode détériore la fonction de la glande thyroïde et induit un spectre de troubles liés à une carence en iode divers, comme le goitre, un développement cognitif amoindri et des malformations congénitales. Une carence en iode survient essentiellement dans des régions où le sol contient peu d’iode. Une carence en iode induit une stimulation accrue de la thyréostimuline (TSH). 

Aux quatre coins du monde, l’hypothyroïdie survient souvent uniquement en raison d’une carence en iode. En 2002, 2 milliards de personnes présentaient déjà une carence en iode. Les besoins quotidiens sont d’au moins 150 mcg. Les femmes enceintes et allaitantes ont besoin d’au moins 250 mcg par jour. Notre alimentation en fournit environ 50‐70 mcg. Les bonnes sources d’iode sont les produits de la mer comme les poissons, les fruits de mer et les algues. La crainte d’une toxicité à l’iode n’est pas fondée, sauf en cas de supplémentation quotidienne élevée. En général, tout excès d’iode est excrété par les reins. En principe, tout le monde présente une carence en iode, sauf ceux qui mangent des produits de la mer au quotidien. Les Japonais ont un apport en iode en moyenne 25 fois supérieur. Chez les personnes présentant un goitre, il convient d’instaurer une supplémentation en iode progressive. En cas d’une augmentation soudaine d’iode, la glande thyroïde peut produire une quantité excessive de T4, ce qui peut inciter la formation d’une hyperthyroïdie chez le sujet. Très certainement s’il présente également une carence en sélénium, induisant une désiodation en T3 insuffisante. 

Forte diminution de l’apport en iode

Entre 2006 et 2015, l’apport en iode a chuté d’un tiers aux Pays-Bas. Cela est partiellement dû aux nouvelles habitudes alimentaires du Néerlandais moyen : plus d’aliments pauvres en glucides, plus de pain bio et/ou sans gluten. Dans la plupart des cas, il s’agit de choix responsables. Le revers de la médaille est qu’une quantité moindre de sel iodé est utilisée dans la fabrication de ces denrées alimentaires. On privilégie davantage le sel marin non raffiné ou le sel celtique. Ces sels sont riches en minéraux et oligoéléments indispensables, mais sont 120 à 140 fois moins riches en iode que le sel de boulangerie iodé. L’apport journalier recommandé (AJR) d’iode chez l’adulte* est fixé à 150 mcg/jour. Dans certains cas, ce seuil n’est pas atteint pour les 5 motifs suivants :

  1. L’alimentation occidentale contient très peu de poissons, de varech et d’algues.
  2. La tendance alimentaire privilégiant les aliments pauvres en glucides (notamment l’alimentation paléolithique) ;
  3. Les régimes. Certains régimes requièrent un complément d’iode, notamment les végétariens et les végétaliens ;
  4. L’appauvrissement des sols et donc, des sols plus pauvres en minéraux ;
  5. Les techniques de cuisson. Elles déterminent également la teneur en iode, notamment à l’ébullition, l’iode s’échappe dans la vapeur de cuisson ;

L’iode relève des halogènes, tout comme le chlore, le brome et le fluor. Les halogènes se concurrencent mutuellement. En présence d’autres halogènes, l’action de l’iode est réduite. Prenons par exemple le fluor du dentifrice et le chlore de l’eau de piscine ou éventuellement de l’eau du robinet. 

Même une carence en iode subclinique peut induire un retard mental, une augmentation de la mortalité infantile ou des fausses couches et l’infertilité. L’iode est présent dans chaque cellule de notre corps. Sans iode, il n’y a pas de vie. Des taux adéquats sont nécessaires pour une bonne immunité, mais aussi pour lutter contre les bactéries, les virus, les parasites et les cellules cancérigènes. Les symptômes d’une carence en iode sont également l’accumulation de graisse, la peau sèche et un déclin cognitif.

En cas de bon statut en iode, le besoin en iode normal au quotidien d’un adulte est de 150 mcg, de 50 mcg pour un enfant de moins de 1 an, de 90 mcg pour un enfant de 1 à 6 ans et de 120 mcg pour un enfant de 7 à 12 ans. 

Interactions

Des interactions avec des médicaments naturels et/ou classiques sont possibles.

Références
  1. Gezondheidsgids oktober 2017, www.consumentenbond.nl
  2. Ahad F, Ganie SA. Iodine, Iodine metabolism and Iodine deficiency disorders revisited. Indian J Endocrinol Metab. 2010 Jan-Mar; 14(1): 13–17.
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